
L'expulsion pour non-paiement de loyer est un mécanisme juridique permettant au propriétaire de quitter les lieux. Si un locataire ne paie pas son loyer ou des charges supplémentaires (comme les charges), le propriétaire peut protéger ses droits en engageant une procédure d'expulsion pour non-paiement. Cette procédure se fait par la rédaction d'un avis d'expulsion, rédigé par un avocat. Ce document oblige le locataire à quitter les lieux dans un délai déterminé et contient une citation à comparaître devant le tribunal où l'expulsion sera confirmée.
La procédure d'expulsion pour non-paiement est régie par les articles 658 et suivants du Code civil italien. La législation prévoit une procédure spéciale permettant au propriétaire, en cas de non-paiement du loyer, d'obtenir :
- résiliation anticipée du contrat de bail ;
- libération et restitution des biens immobiliers ;
- recouvrement des arriérés de loyers.
Si un locataire ne paie pas son loyer ou ses factures de services publics, le propriétaire peut agir immédiatement pour protéger ses droits. Il est important d'agir rapidement pour éviter d'accumuler une dette importante qui rendrait le recouvrement difficile. Un défaut de paiement peut être accidentel ou temporaire, mais si le non-paiement dure deux mois, c'est un signal sérieux pour le propriétaire.
Pour engager la procédure d'expulsion pour non-paiement, deux conditions doivent être remplies :
1. Disponibilité d’un contrat de bail écrit et enregistré.
2. Le fait de non-paiement du loyer ou des charges supplémentaires par le locataire.
L'expulsion est impossible sauf si le contrat de bail a été établi par écrit et enregistré auprès de l'administration fiscale. Les accords verbaux ou les loyers versés au noir ne donnent pas droit à l'expulsion. Dans ce cas, le propriétaire devra recourir à une autre forme de protection : une demande de mainlevée des lieux.
En ce qui concerne le non-paiement, il existe des différences selon le type de bail :
- Loyer résidentiel : Selon l'article 5 de la loi n° 392/78, le non-paiement d'un mois de loyer ou des arriérés de factures de services publics équivalents à au moins deux mois de loyer sont suffisants.
- Baux non résidentiels (par exemple commerciaux) : Le critère de la « faute légère » (article 1455 du Code civil) s'applique. Le juge apprécie la gravité de la faute. Les mêmes critères sont généralement utilisés que pour les baux résidentiels.
Une expulsion pour non-paiement peut être engagée si le locataire ne paie pas son loyer ou ses charges supplémentaires (comme les charges) pendant au moins 20 jours. Elle ne peut être prononcée avant ce délai. Pour les locations non résidentielles, un juge déterminera la gravité de l'infraction, notamment en cas de non-paiement répété.
La procédure d'expulsion pour non-paiement est strictement réglementée et requiert l'intervention obligatoire d'un avocat. Les principales étapes sont les suivantes :
1. Préparation et envoi de l'avis d'expulsion : Le propriétaire prépare l'avis d'expulsion et envoie simultanément une convocation au tribunal par huissier pour confirmer l'expulsion. Un délai d'au moins 20 jours doit s'écouler entre l'avis et la date d'audience, sauf si le propriétaire demande une réduction de ce délai.
2. Audience du tribunal : Lors de l'audience, le juge peut :
- confirmer l’expulsion ;
- accorder au locataire un sursis de remboursement de la dette ;
- transférer l'affaire à une procédure judiciaire ordinaire si le locataire s'oppose à l'expulsion.
La réforme Cartabia a modifié la procédure de notification et de confirmation d'expulsion. La remise de l'avis au locataire par huissier est désormais obligatoire. La confirmation de l'expulsion a été simplifiée : si le locataire ne se présente pas au tribunal, le juge peut immédiatement confirmer l'expulsion sans qu'il soit nécessaire de délivrer un titre exécutoire au greffe. La réforme encourage également l'utilisation du courrier électronique certifié (PEC) afin de simplifier la procédure et de réduire les délais.
Si le locataire ne quitte pas les lieux volontairement après réception de l'avis, le propriétaire peut engager une procédure d'exécution forcée pour l'expulser. Cette procédure comprend les étapes suivantes :
1. Le juge confirme l’expulsion et émet une ordonnance d’exécution pour libérer les lieux.
2. Le locataire dispose d'un délai (généralement 10 jours) pour quitter volontairement les lieux.
3. Si le locataire ne se conforme pas à l'exigence, l'huissier lui notifie l'expulsion (ce qu'on appelle l'avis d'expulsion).
4. L'huissier fixe une date à laquelle les lieux doivent être libérés.
5. Si le locataire continue d'occuper les lieux, l'huissier demande l'intervention de la police pour forcer l'expulsion.
Jusqu'à la libération des lieux, le locataire est tenu de continuer à payer le loyer et, si nécessaire, de couvrir les frais de justice du propriétaire.